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Définition

Pratique rituelle qui consiste à chasser les énergies indésirables, les entités, les influences négatives ou les schémas répétitifs d'une personne, d'un espace ou d'une situation, afin de créer des conditions énergétiques nettes pour un travail intentionnel ou simplement pour retrouver la paix.

Explication détaillée

Le banishing est le pendant de l'invocation — là où l'invocation appelle, le banishing renvoie. En pratique, il s'effectue avant un travail rituel pour débarrasser l'espace des influences parasites, et après pour congédier les énergies convoquées mais devenues inutiles. Le rituel de banishing le plus connu dans la magie cérémonielle occidentale est le Lesser Banishing Ritual of the Pentagram (LBRP), qui combine des gestes précis, des noms divins en hébreu et des visualisations de pentagrame pour purifier et consacrer l'espace. Des méthodes plus simples existent dans de nombreuses traditions : fumigation avec du genévrier, du romarin ou de la sauge (*Salvia officinalis*), aspersion d'eau salée, claquements de mains ou percussions, déclarations verbales claires. Le banishing peut aussi viser des états intérieurs : dissiper la peur avant une épreuve, le doute avant un travail créatif, ou l'attachement au résultat avant une séance de divination. Quel que soit le cadre métaphysique, le mécanisme ressemble davantage à une remise à zéro de l'attention qu'à un déplacement littéral d'énergie — ce qui n'enlève rien à son utilité concrète.

Histoire et origines

Les rituels de banishing comptent parmi les formes rituelles les mieux documentées de l'histoire. La série akkadienne *Maqlû* contre la sorcellerie (environ 1er millénaire avant notre ère) est un rituel en neuf tablettes combinant combustion d'effigies et renvoi de malédictions. Les textes bibliques décrivent l'expulsion d'esprits impurs — Marc 5 et Actes 19 sont les passages du Nouveau Testament les plus souvent cités. Les pratiques tibétaines bouddhistes des *gtor-ma* protecteurs et les rituels de purification shinto *harae* apparaissent dans une transmission textuelle continue dès les VIIe–VIIIe siècles de notre ère. Le LBRP moderne a été systématisé par l'Hermetic Order of the Golden Dawn après sa fondation en 1888 par William Wynn Westcott, Samuel Liddell MacGregor Mathers et William Robert Woodman ; le rituel a été publié pour la première fois dans *Liber O vel Manus et Sagittae* d'Aleister Crowley (1909). Il reste le rituel de banishing le plus pratiqué dans la tradition ésotérique occidentale.

Conseils pratiques

Choisis une pratique de banishing et utilise-la régulièrement plutôt que d'en accumuler plusieurs. La fumigation au romarin ou au genévrier, l'aspersion d'eau salée ou le LBRP fonctionnent chacun à leur façon — ce qui compte, c'est la répétition, qui ancre la pratique comme un signal fiable de remise à zéro de l'attention. Pour le LBRP, *The Golden Dawn* d'Israel Regardie (1937) et *Modern Magick* de Donald Michael Kraig (1988) donnent des instructions pas à pas utilisables ; pratique quotidiennement pendant plusieurs semaines avant de te faire une opinion. Laisse tomber les ajouts du type « que seuls l'amour et la lumière demeurent » qui circulent en ligne — ils édulcorent l'opération sans rien changer mécaniquement. Effectue le rituel une fois en ouverture de séance et une fois en clôture ; le répéter plusieurs fois au cours d'une même session dilue la concentration.